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La première fois que je l’ai rencontré, c’était à Africa Web Festival 2017. J’ai été invité à aller assister à un atelier de Google qu’elle dirigeait. Je vous assure qu’elle m’a épaté. Je venais de rencontrer une amazone de la technologie et du marketing digital en Côte d’Ivoire. 

Le premier jour que j’ai l’idée de programmer un entretien avec cette dévouée et passionnée de la technologie, je suis tombé malade. En ce moment, je n’avais pas encore fini mon blog. Mais il fallait que je lui pose ces questions qui me passaient par la tête. 

Alors je me suis jeté à l’eau en lui envoyant un message ces dernières semaines passées. Elle m’a répondu et c’est comme ça que tout est parti mes natifs du web. J’ai eu mon échange avec cette geekette Africaine. Découvrons ensemble ce qu’on a pu se dire : 

1 – Pourriez-vous présenter et revenir sur votre parcours professionnelle ?

Bonjour, je suis Audrey EHOUMAN, CEO de AE Tech Consulting une startup basé en Côte d’Ivoire et  spécialisé dans le Digital,la Formation,le Marketing Événementiel, le Web et le consulting.entretien-avec-audrey-ehouman-ceo-de-ae-tech-consulting-women-techmakers-group

Je suis également manager d’une communauté de femmes passionnées de technologie appelé le Women Techmakers Abidjan supporté par Google.

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Titulaire d’un master en Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises (MIAGE), aujourd’hui je suis formatrice en Digital Marketing pour le projet atelier numérique africain de Google qui vise à former des jeunes Africains au Digital en vue de les préparer pour le marché du futur.

2 –  Selon vous, quelles sont les compétences et les qualités requises pour se lancer dans le domaine Tech en tant qu’entrepreneur ?

Pour se lancer aujourd’hui en tant que entrepreneur tech il faut être actif sur internet. Internet offre des opportunités incroyables qui peuvent nous aider à nous lancer dans le domaine de l’entrepreneuriat.

Opportunité qui part des contenus pour se former et surtout une niche de nos potentiels clients car aujourd’hui c’est plus de 4 milliards de personnes qui sont connectées à Internet dans le monde.

Pour les compétences il faut avoir de la détermination et prendre la peine d’étudier son environnement.

Personne ne naît avec des qualités ou des compétences en entrepreneuriat. Il faut juste savoir observer,apprendre les rouages de ce domaine,s’adapter mais surtout identifier exactement ce qu’on souhaite lancer comme produit et qui est sa véritable cible.

Il faut également garder à l’esprit qu’internet représente nos potentiels clients si on sait développer une bonne présence en ligne (Site Web, réseaux sociaux, bon référencement ,etc)

3 – En tant que jeune femme Africaine leader dans le domaine de la technologie, pouvez vous nous dire quelles sont vos sources de motivation ?

Aujourd’hui l’une de mes premières motivations en restant dans ce domaine , c’est de savoir que ce que je fais maintenant représentera une mine d’or demain.

Le domaine de la technologie compte peu de femmes, je resterai toujours active et motiver tant que j’ai pas réussit à drainer plus de femmes dans ce domaine si passionnant.

Mon Afrique a un potentiel énorme et chaque fois que je suis hors de ce continent c’est pour moi le moment de valoriser ce potentiel que chaque africain représente.

J’ai la chance de participer à des programmes à l’international , parfois être la seule africaine dans une programme dit élite ça te motive à travailler pour que d’autres africains puissent également avoir la même chance que toi, une porte qui s’ouvre doit rester ouverte même lorsqu’on y passe.

4 – Pourriez-nous raconter un peu comment êtes vous arrivée à Google developers ?

En 2012 il y’a eu une journée porte ouverte organisée par google ici en Côte d’Ivoire, j’ai participé à cette journée et j’ai été attiré par le nombre incroyable de technologies et ce qu’on l’on pouvait faire avec

Avec des amis développeurs nous avons décidé par la suite de se mettre en communauté sous la coupole de Google.

C’est ainsi qu’est né le Google developers Group dont je fais partie.

Aujourd’hui c’est une communauté en pleine expansion en Côte d’Ivoire avec 7 communautés Google Developers très actives, qui organisent régulièrement des conférences et formations ouvertes à tout le monde.

5 – Quelles sont les différentes missions liées à  votre travail au sein de Google developers ?

Aujourd’hui le Google Developers Group a une section réservée aux femmes et j’en suis en charge. Mon travail est de pouvoir drainer plus de femmes dans ce domaine mais aussi de pouvoir les motiver à choisir une carrière dans ce domaine.

C’est vraiment une vrai niche d’opportunité d’intégrer ce type d’association, ça vous ouvre des portes incroyables.Je suis régulièrement invitée au siège de Google dans le Silicon Valley en Californie pour voir ce qui s’y fait en terme de communauté de développeurs mais aussi pour me former et acquérir de nouvelles compétences que je retourne partager ici.Parfois c’est des ressources que je rapporte pour permettre à nos communautés de se développer et de concevoir des solutions à la pointe des technologies futures.

Aujourd’hui , je suis invitée à donner des conférences et ateliers partout dans le monde pour montrer aussi notre savoir faire, eh oui il y’a des ressources ici en Côte d’Ivoire.

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6 – Dites mois, comment se déroule votre journée type en tant qu’entrepreneur Femmes dans le domaine de la technologie ?

Personnellement j’ai une façon assez simple de vivre, je fais ce qui me plait vraiment.Ma journée c’est 50% famille,25% vie professionnelle et 25% pour les autres.Au réveil je regarde mes emails, je définis mes priorités du jour et je me prépare pour mes meetings.

Avec l’évolution croissante de la technologie je ne manque pas de me former chaque jour et aussi de regarder tout ce qui sort comme nouveauté dans ce domaine.

Je suis également très active sur les réseaux sociaux car c’est un moyen de montrer au monde ce que tu sais faire,il faut avoir une E-réputation qui reflète ta capacité à livrer une technologie donnée. C’est donc un moyen efficace pour acquérir de nouveaux clients.

7 – Quelles sont les évolutions actuelle dans votre domaine et comment voyez vous ce domaine dans 3 ans en Côte d’Ivoire ?

Le domaine de la technologie est en plein essor. Aujourd’hui je suis plus axé sur le marketing digital qui dans les années à venir va s’imposer à toutes les entreprises.

Je travaille avec tous les contours de ce domaine pour être à la pointe dans le futur.

Dans 3 ans une entreprise qui n’a aucune existence numérique aura du mal à trouver des clients.

Aujourd’hui nous ne nous connectons pas , nous vivons tous connectés, à tel point que tout risque de se passer via internet.

Aujourd’hui je peux faire tellement de chose sans bouger de chez moi : faire mon marché en ligne, faire une demande de visa en ligne, commander la nourriture dans un restaurant en ligne, acheter du matériel sur Facebook  et tous ces services proposent de me faire livrer chez moi en un temps minime.

8 – Si vous n’étiez pas dans le domaine de la technologie, quels métier vous auriez fait ? Et dites moi pourquoi ?

Quand j’étais plus jeune je voulais faire une carrière juridique. Devenir Avocate était mon rêve , car je suis vraiment passionnée par le droit. Aujourd’hui j’ai toujours cette passion , même si la technologie s’y est installé.

9 – Quels sont vos éventuels projets d’expansion de votre domaine pour la jeune fille et aussi pour la femme en Côte d’Ivoire  ?

Le domaine de la technologie compte peu de femmes , malgré les différentes initiatives et organisations qui existent pour attirer plus de femmes.

Nous travaillons aujourd’hui plus sur une stratégie pour que les femmes sentent le besoin de venir dans ce genre d’organisation. A travers des activités où elles verront réellement leur intérêt mais aussi leur impact véritable en choisissant ce domaine.

10 – Quels sont vos conseils et votre mot de fin pour la jeunesse ivoirienne en particulier et aussi pour la jeunesse Africaine ?

Nous avons un potentiel incroyable pour réussir dans notre environnement , il faut juste identifier ce qui nous passionne vraiment.Il faut aussi garder à l’esprit que se soutenir mutuellement permettra de ré-hausser les couleurs de notre pays et la valeur de notre continent.

Prenons exemple sur les jeunes anglophones qui savent ce que c’est que évoluer ensemble, et il applique très bien cette phrase qui dit “je n’avance jamais sans mon frère”.

Et le constat est clair dans n’importe quel concours ou programme lancé on a parfois aucun pays francophone sélectionné, mais tu peux avoir un pays comme le Nigeria ou Kenya avec plus de 5 représentants. Notre continent est riche et nous avons tout ici pour nous en sortir, si c’est la compétence qui manque il faut juste aller se faire former et revenir chez nous pour contribuer au développement de notre continent.

A la jeunesse ivoirienne , moi je suis jeune et j’ai fait mes études ici, ce pays qui est la côte d’ivoire m’a tout donné, et elle a encore en son sein énormément de chose pour vous il faut savoir ce que vous voulez vraiment.

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